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Régler une chaise ergonomique : méthode et repères suisses

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Réponse rapide

Un siège de travail se règle dans un ordre précis : d’abord la hauteur d’assise, ensuite la profondeur, puis le dossier et le soutien lombaire, enfin les accoudoirs et la hauteur du plan de travail. Régler les accoudoirs avant l’assise oblige à tout recommencer.

Le repère de départ n’est pas un angle mais une mesure corporelle. Selon le commentaire du SECO relatif à l’article 24 de l’ordonnance 3 de la loi sur le travail, la hauteur d’assise optimale correspond à la distance individuelle entre le pli du genou et le sol, mesurée jambes décontractées, chaussures comprises. Le même document recommande de mettre à disposition des sièges réglables entre 40 et 52 cm, ces valeurs tenant déjà compte de semelles fines et d’une suspension d’assise de 20 mm.

Trois autres repères officiels servent de contrôle : le châssis d’un siège tournant doit compter au moins cinq points d’appui, la distance de lecture se situe entre 50 et 70 cm, et le bord supérieur de l’écran doit rester sous la hauteur des yeux.

Ce que la loi suisse impose réellement

Beaucoup de conseils d’ergonomie circulent sans base. En Suisse, il en existe une, et elle est courte.

L’article 23 de l’ordonnance 3 relative à la loi sur le travail (OLT 3, RS 822.113) pose le principe général : les postes de travail et les équipements doivent être conçus et aménagés conformément aux principes de l’ergonomie, et employeur comme travailleurs veillent à ce qu’ils soient utilisés de manière appropriée. La seconde partie de la phrase est souvent oubliée : un siège réglable mal réglé ne satisfait pas à l’exigence.

L’article 24 de la même ordonnance précise les obligations concrètes. Les postes de travail permanents doivent permettre d’adopter une position naturelle du corps. Les sièges doivent être confortables et adaptés au travail à effectuer ainsi qu’au travailleur, et au besoin des accoudoirs et des repose-pieds seront installés. L’alinéa 3 ajoute que les postes doivent permettre de travailler assis ou alternativement assis et debout, et que les personnes travaillant debout disposeront de sièges utilisables de temps à autre.

Le commentaire officiel du SECO traduit ces principes en valeurs de référence utilisables. C’est ce document, et non les fiches commerciales des fabricants, qui fait foi lors d’un contrôle par l’inspection cantonale du travail. Il précise aussi une chose importante sur la manière d’interpréter ces valeurs : le risque d’atteinte à la santé devient élevé lorsqu’un poste s’écarte des valeurs de référence sur plusieurs points à la fois. Un seul paramètre imparfait n’est pas dramatique, l’accumulation l’est.

Ces règles s’appliquent aux relations de travail soumises à la loi sur le travail. Chez soi, en télétravail ou en indépendant, rien n’oblige personne, mais les valeurs restent les mêmes puisque le corps ne change pas d’un lieu à l’autre.

Avant de toucher aux manettes : deux mesures à prendre

La méthode habituelle consiste à s’asseoir et à tâtonner. Elle fonctionne mal parce qu’on juge le confort immédiat, pas la posture à la quatrième heure.

Mesurez d’abord la hauteur de votre pli de genou. Tenez-vous debout, chaussé comme au travail, et faites mesurer la distance entre le sol et le creux situé à l’arrière du genou. C’est la valeur cible de la hauteur d’assise selon le commentaire du SECO. Pour la plupart des adultes, elle se situe entre 40 et 50 cm, ce qui explique la plage de réglage recommandée pour les sièges de bureau.

Mesurez ensuite la hauteur de vos coudes en position assise, bras relâchés le long du corps et avant-bras à l’horizontale. Le tableau 324-5 du commentaire fixe la règle pour le travail à l’écran, l’écriture et la lecture : la hauteur de travail doit se situer à hauteur des coudes en position assise. Pour un travail de précision à courte distance visuelle, il faut monter le plan de travail de 5 à 10 cm au-dessus de cette hauteur, avec un appui des avant-bras et des paumes. Pour un travail manuel exigeant de la force, il faut descendre de 5 à 10 cm en dessous.

Ces deux chiffres, notés une fois, servent ensuite à régler n’importe quel poste en deux minutes.

Étape 1 : la hauteur d’assise

Réglez l’assise à la hauteur de votre pli de genou, mesurée plus haut. Ce réglage se fait indépendamment du bureau : le corps sert de référence, pas le mobilier.

Une fois assis, vérifiez trois choses. Les pieds reposent à plat sur le sol, sans que vous ayez à tendre la pointe. Le bord avant de l’assise n’exerce aucune pression sur l’arrière des cuisses. Vous pouvez vous relever sans prendre appui sur les accoudoirs.

L’angle de 90 degrés au genou, répété partout, est une approximation commode plutôt qu’une règle. Le commentaire du SECO recommande d’ailleurs une légère inclinaison de la partie avant de l’assise, parce qu’elle ouvre l’angle entre la colonne vertébrale et le bassin. Une posture légèrement plus ouverte que l’angle droit sollicite moins les disques lombaires.

Si votre siège ne descend pas assez bas, vous n’êtes pas dans un cas marginal. Le commentaire relève explicitement que les normes de hauteur de table et d’assise en vigueur répondent mal aux besoins des personnes de petite ou de grande taille, et que des solutions individuelles s’imposent. Un siège à colonne courte existe chez la plupart des fabricants et se commande séparément.

Étape 2 : la profondeur d’assise

Asseyez-vous dos plaqué contre le dossier. Il doit rester l’équivalent de deux à trois doigts entre le bord avant de l’assise et l’arrière du genou.

Trop profonde, l’assise vous force à glisser en avant pour éviter la compression du creux poplité, et vous perdez le contact avec le dossier. Trop courte, elle concentre le poids sur une petite surface et fatigue les ischions.

Le critère formulé par le SECO dans son tableau des exigences minimales est plus simple encore : la profondeur d’assise ne doit pas gêner l’appui au dossier. Si vous devez choisir entre le contact lombaire et l’espace derrière le genou, gardez le contact lombaire et reculez ensuite légèrement le bassin.

Tous les sièges ne proposent pas ce réglage. Sur un modèle sans profondeur ajustable, un coussin lombaire d’épaisseur adaptée compense partiellement, en avançant le point d’appui du dos plutôt qu’en modifiant l’assise.

Étape 3 : le dossier et le soutien lombaire

Le commentaire du SECO demande que le dossier garantisse un bon soutien du dos dans différentes positions assises, qu’il comporte un soutien pour la partie inférieure du dos, qu’il soit réglable en hauteur et qu’il puisse être bloqué dans l’inclinaison choisie. Il ajoute que la force de soutien doit être adaptée au poids du corps.

Concrètement, réglez d’abord la hauteur du soutien lombaire pour qu’il vienne se loger dans le creux naturel du bas du dos, au-dessus de la ceinture, pas dessous. Le contact doit être ferme et perceptible sans être douloureux. Un soutien réglé trop bas pousse le bassin et crée une gêne au sacrum ; trop haut, il pousse les côtes et ne soutient rien.

Sur la hauteur du dossier, le document recommande pour le travail de bureau à l’écran un dossier haut, appuyant jusqu’aux épaules, tout en reconnaissant une limite : ce type de dossier peut gêner la liberté de mouvement des bras et des épaules, ou favoriser une courbure de la colonne thoracique. Si vous vous sentez entravé, un dossier mi-haut est préférable. Le compromis dépend donc de votre activité, pas d’une préférence esthétique.

Pour l’inclinaison, une position légèrement inclinée vers l’arrière réduit la charge sur les disques lombaires par rapport à l’assise strictement verticale. La valeur souvent citée de 100 à 110 degrés entre le tronc et les cuisses constitue un repère pratique courant, pas une prescription réglementaire suisse.

Étape 4 : la mécanique dynamique

La forme de l’assise doit permettre de petites rotations et des changements de position, ce que le commentaire du SECO appelle la posture dynamique. C’est la raison d’être des mécanismes synchrones qui accompagnent le mouvement du dossier.

Réglez la tension du mécanisme sur votre poids, pas sur la position par défaut sortie d’usine. Le test est simple : en vous laissant aller en arrière sans forcer, le dossier doit suivre progressivement et vous ramener sans à-coup. Si vous basculez d’un coup, la tension est trop faible ; si le dossier ne bouge pas, elle est trop forte et le mécanisme ne sert à rien.

Beaucoup d’utilisateurs verrouillent le basculement dès le premier jour parce que le réglage d’origine ne correspond pas à leur morphologie. C’est le réglage qui pose problème, pas la fonction.

Étape 5 : les accoudoirs

Le commentaire du SECO reste sobre sur ce point : les accoudoirs sont utiles pour soulager les épaules et les bras et pour aider à se lever. L’article 24 OLT 3 prévoit qu’ils soient installés au besoin, ce qui en fait un équipement conditionnel plutôt qu’obligatoire.

Réglez-les après le plan de travail, jamais avant. La hauteur correcte est celle où les avant-bras reposent sans que les épaules montent ni ne s’affaissent. Testez en relâchant complètement les bras : si les épaules descendent quand vous quittez les accoudoirs, ils sont trop hauts.

Vérifiez ensuite qu’ils passent sous le plateau. Des accoudoirs qui butent contre le bureau vous éloignent du clavier de plusieurs centimètres et créent exactement la posture bras tendus vers l’avant que le commentaire recommande d’éviter, parce qu’elle impose un travail statique des bras.

Quand le plan de travail est élevé, par exemple pour un travail de précision à courte distance visuelle, le document indique que des appuis spéciaux pour les coudes et les avant-bras sont nécessaires, moulés, réglables et le cas échéant rembourrés. Les accoudoirs du siège ne suffisent alors plus.

Étape 6 : le plan de travail et l’écran

Le siège seul ne règle rien : le commentaire insiste sur le fait que le siège, le plan de travail et la table doivent être conçus comme un ensemble adapté à la taille et à l’activité du travailleur.

Pour le travail assis, il indique une plage ergonomique d’environ 60 à 85 cm pour les tables réglables en hauteur. Pour un poste alterné assis-debout, une surface réglable entre 62 et 125 cm couvre la plupart des situations. Pour le travail exclusivement debout, la plage citée est d’environ 95 à 125 cm.

Si la table est fixe et trop haute, la séquence de rattrapage est imposée par la physiologie : montez d’abord l’assise pour retrouver la hauteur de coude correcte, puis ajoutez un repose-pieds pour compenser la perte d’appui au sol. Le commentaire qualifie explicitement le repose-pieds de « moyen de fortune » et relève qu’il limite la liberté de mouvement des pieds, ce qui aggrave les effets de la position assise prolongée. Il demande qu’un repose-pieds permette de poser toute la surface du pied et soit réglable en hauteur et en inclinaison, généralement autour de 25 degrés.

Côté écran, les exigences minimales du tableau 324-3 sont chiffrées : la distance pour la vision de près se situe entre 50 et 70 cm, les objets à consulter fréquemment se placent dans un angle de 15 à 45 degrés sous l’horizontale, le bord supérieur de l’écran reste en dessous de la hauteur des yeux, la taille des caractères dépasse 2,6 mm, l’image est stable et sans réflexions perturbatrices.

L’espace sous la table compte autant. Les exigences minimales d’espace de mouvement pour le travail assis fixent 80 cm de largeur, 100 cm de profondeur, et pour les jambes 58 cm de large, 70 cm de profondeur et 66 cm de hauteur pour les personnes mesurant moins de 185 cm. Un caisson à roulettes glissé sous le plateau consomme souvent la moitié de cette profondeur.

Étape 7 : vérifier le châssis et les roulettes

Deux exigences de sécurité figurent noir sur blanc dans le commentaire, et elles éliminent d’emblée une partie des sièges vendus en ligne.

Le châssis d’un siège tournant doit comporter au moins cinq points d’appui, roulettes ou patins. Les roulettes ne sont pas admises sur les sièges réglables à plus de 65 cm de hauteur, hauteur typique des sièges hauts de comptoir ou d’atelier.

Le document recommande des roues molles sur les sols durs et l’inverse sur les sols souples, et précise que les roulettes devraient être freinées par le poids pour éviter les déplacements involontaires. Une roulette dure sur parquet marque le sol et rend le siège fuyant à chaque fois qu’on s’assoit, ce qui est aussi un risque de chute.

Vérifiez ce point sur un siège d’occasion ou hérité d’un ancien poste : les roulettes se remplacent pour quelques dizaines de francs, alors qu’un piètement à quatre branches ne se corrige pas.

Le réglage ne remplace pas le mouvement

Le commentaire du SECO est explicite sur ce point, et c’est l’information la plus souvent absente des guides de réglage : les conclusions scientifiques indiquent qu’une position assise continue augmente les risques de maladies cardiovasculaires, et il est donc recommandé aux personnes travaillant exclusivement assises de travailler de temps en temps debout, à une table.

Le raisonnement physiologique est simple. Des muscles différents interviennent en position assise et en position debout, et chaque changement de posture permet aux uns de se reposer pendant que les autres travaillent. Le travail musculaire de soutien est plus important debout, et le système cardiovasculaire davantage sollicité.

La position debout prolongée a ses propres effets, que le document énumère sans détour : varices, pieds enflés, douleurs dorsales. L’alternance vaut mieux que le remplacement d’une posture fixe par une autre. Notre article sur le bureau assis-debout détaille cette bascule et ses limites.

Le commentaire ajoute une exigence rarement mentionnée : le temps de repos est aussi important pour la protection de la santé que l’aménagement du poste, et l’ergonomie n’est pas assurée en l’absence de temps de repos et de récupération suffisants. Un poste parfaitement réglé mais occupé sans interruption ne remplit pas l’objectif.

Postures à éviter selon le SECO

Le commentaire de l’article 24 énumère les postures dites forcées, définies comme des positions physiologiquement défavorables qui chargent excessivement certaines parties du corps par une tension musculaire prolongée et défavorisent l’irrigation sanguine.

Les points qu’il demande de respecter à l’aménagement d’un poste sont concrets :

  • éviter l’inclinaison latérale du buste ou de la tête, qui fatigue davantage que l’inclinaison vers l’avant ;
  • éviter les travaux continus en position penchée, accroupie, à genoux ou au-dessus de la tête pendant plus de 30 minutes ;
  • éviter les positions persistantes des bras tendus vers l’avant ou sur les côtés, qui nuisent aussi à la précision manuelle, et réduire le travail statique des bras par des appuis pour les coudes, les avant-bras ou les mains ;
  • placer les objets à atteindre régulièrement entre la hauteur des hanches et celle des épaules.

Ce dernier point s’applique directement à l’organisation du bureau. Le classeur consulté dix fois par jour ne se range pas au sol ni sur l’étagère haute.

Pour l’évaluation systématique, le SECO met à disposition un instrument nommé « Risques pour l’appareil locomoteur », que le commentaire désigne comme la méthode à utiliser pour apprécier les risques dans le cadre de la détermination des dangers d’une entreprise. Lorsqu’un risque ne peut pas être réduit simplement, il demande de faire appel à une personne formée en ergonomie, et en cas de problèmes de santé persistants, de commander une analyse détaillée du poste, par exemple une expertise technique au sens de l’article 4 OLT 3.

Surface et environnement du poste

Les valeurs de surface figurant dans le commentaire surprennent souvent, parce qu’elles dépassent nettement ce qu’on trouve dans beaucoup d’aménagements.

Un poste de travail à l’écran avec équipement minimal, sans rangement de proximité mais avec sa part de surface de circulation, exige au moins 6 m² d’un seul tenant. Avec un mobilier courant incluant rangement et archives de proximité, le minimum passe à 8 à 10 m². En bureau paysager, en comptant proportionnellement les circulations, les salles de réunion, les zones de détente et les archives groupées, la moyenne cumulée atteint 10 à 25 m² par poste.

Le plan de travail lui-même doit mesurer au minimum 120 cm de large et 80 cm de profondeur pour le travail à l’écran, présenter une surface mate ou satinée dont la réflectance reste inférieure à 50 %, ne pas faire perdre rapidement la chaleur corporelle et avoir des arêtes arrondies.

L’article 15 OLT 3 impose par ailleurs un éclairage naturel et un éclairage artificiel garantissant des conditions de visibilité adaptées, en tenant compte de l’uniformité, de l’éblouissement et de la couleur de la lumière. Nos articles sur le choix de la température de couleur et sur les technologies tunable white traitent ce volet.

Cas particuliers

Télétravail. Les valeurs de référence restent pertinentes, mais l’employeur n’a pas le même accès au poste. En pratique, la mesure la plus rentable à domicile n’est pas l’achat d’un siège haut de gamme : c’est de disposer d’une vraie table à hauteur de coude et d’un écran séparé, avant même de changer de chaise. Notre article sur les fauteuils ergonomiques pour le télétravail compare les options, et celui sur le coin coworking à domicile aborde l’aménagement complet.

Ordinateur portable seul. Aucun réglage de siège ne compense un écran à 40 cm du plateau. Soit l’écran est à bonne hauteur et le clavier trop haut, soit l’inverse. Un support et un clavier externe résolvent le conflit pour un budget modeste.

Petite ou grande taille. Le commentaire reconnaît que les normes existantes couvrent mal ces morphologies et exige des solutions individuelles. Colonne de vérin courte ou longue, assise de largeur adaptée et repose-pieds réglable relèvent de la commande spécifique, pas du catalogue standard.

Sièges alternatifs. Ballons, tabourets à bascule et assises dynamiques ne figurent pas dans les exigences. Le document admet d’autres formes de sièges, comme les chaises hautes avec repose-pieds, les tabourets et les sièges assis-debout, lorsqu’ils sont usuels ou rendus nécessaires par le déroulement du travail. Un tabouret sans dossier ne satisfait pas à l’exigence d’un dossier offrant un bon soutien pour un poste de travail permanent. Nous avons examiné ce type de promesses dans notre article sur la chaise ergonomique gonflable.

Postes partagés. Sur un poste occupé par plusieurs personnes, le réglage doit être refait à chaque changement, ce qui suppose des commandes accessibles depuis l’assise et compréhensibles sans manuel. C’est un critère d’achat à part entière pour un mobilier de bureau professionnel.

Gaming. Les sièges inspirés du sport automobile privilégient un maintien latéral marqué, conçu pour des accélérations latérales qui n’existent pas devant un bureau. Ce maintien limite les petites rotations que le commentaire du SECO décrit comme souhaitables. Nous détaillons ces compromis dans nos articles sur les chaises de bureau gaming et le mobilier pour gamers.

Erreurs fréquentes

Régler la chaise par rapport au bureau. La séquence correcte part du corps : assise à hauteur de pli de genou, puis adaptation du plan de travail, puis repose-pieds si la table est fixe et trop haute.

Régler les accoudoirs en premier. Ils dépendent de la hauteur d’assise et du plateau. Réglés avant, ils faussent tout le reste.

Verrouiller le basculement. La posture dynamique fait partie des exigences de conception. Verrouiller supprime le bénéfice principal d’un siège de bureau moderne.

Confondre soutien lombaire et coussin épais. Le soutien doit se loger dans la lordose et être réglable en hauteur. Un coussin volumineux placé au hasard pousse le dos sans le soutenir.

Croire qu’un bon siège suffit. Les temps de repos et l’alternance des postures font partie de l’exigence ergonomique, pas des options.

Acheter sur la seule mention « ergonomique ». Le terme n’est protégé par aucune définition légale. Les critères vérifiables sont la plage de réglage en hauteur, le nombre de branches du piètement, le réglage en hauteur du soutien lombaire et la possibilité de bloquer l’inclinaison.

En résumé

Mesurez votre pli de genou et la hauteur de vos coudes assis, puis réglez dans l’ordre : assise, profondeur, dossier, mécanisme, accoudoirs, plan de travail. Contrôlez les cinq branches du piètement, la distance à l’écran entre 50 et 70 cm et le bord supérieur de l’écran sous les yeux. Ensuite, levez-vous régulièrement, parce que le commentaire du SECO rattache explicitement la position assise continue à une augmentation du risque cardiovasculaire, et parce qu’aucun réglage ne compense l’immobilité. En cas de douleurs persistantes malgré un poste conforme aux valeurs de référence, la marche à suivre prévue par l’ordonnance est l’analyse détaillée du poste par une personne compétente, pas un nouvel achat.

Sources

  • Ordonnance 3 du 18 août 1993 relative à la loi sur le travail (OLT 3, Protection de la santé), RS 822.113, art. 15 sur l’éclairage, art. 23 sur les exigences générales d’ergonomie et art. 24 sur les exigences particulières, dont les sièges, accoudoirs, repose-pieds et l’alternance assis-debout : fedlex.admin.ch
  • SECO, Commentaire des ordonnances 3 et 4 relatives à la loi sur le travail : hauteur d’assise définie par le pli du genou, plage recommandée de 40 à 52 cm, minimum de cinq points d’appui, interdiction des roulettes au-delà de 65 cm, exigences relatives aux dossiers, accoudoirs et repose-pieds, tableaux 324-2 à 324-7 sur l’espace de mouvement, la distance visuelle et les hauteurs de travail, surfaces minimales des postes à l’écran, postures forcées et effets de la position assise continue : seco.admin.ch
  • SECO, commentaire de l’OLT 3 article par article : seco.admin.ch